Les juristes, le juge, le droit?

    judgeUne des caractéristiques de la crise que traverse Madagascar depuis des mois déjà est la vivacité des débats et controverses juridiques qui l’entourent. Un certain nombre des faits d’actualité de ces derniers jours illustrent parfaitement ce constat: l’épisode de la révocation des ambassadeurs (cf par exemples L’Express - article 1 ; L’Express - article 2 ), la récente condamnation du Président de la République (cf L’Express) ou encore la requête contre la lettre n°79-HCC/G du 18 mars 2009 de la Haute Cour Constitutionnelle - HCC (cf par exemple Midi). Mais la floraison des commentaires et points de vue n’est pas toujours proportionnelle avec la pertinence des analyses et la qualité des débats juridiques. Cette situation trahit mal la méconnaissance du droit (en tant que science) et l’ignorance du droit positif (le droit applicable). Ainsi, certaines opinions sont totalement à côté de la plaque à l’image de celles autour de la requête contre la lettre de la HCC et qui ont déjà été traitées ici. Quand un juriste est aveuglé par les formules du genre: la Constitution est d’interprétation stricte, le droit s’applique à la lettre ou encore aucune interprétation textuelle n’est possible (cf à titre d’illustrations: le site de GTT et le site de Madanight), finalement, il ne faut pas s’étonner des erreurs d’appréciation dans les analyses. Car ces formules prêchées par naïveté ne sont même plus des chimères, elles dépassent l’absurdité.

    2009

    2009
    Firariantsoa no aroso ho an’izao figadonan’ny taona 2009 izao. Samy ho salama tsy ho farofy avokoa anie ary hambinina @ izay atao.

    Enimbolana lasa izay no namindrana an’ity sehatra ity ka niovany adriresy sy endrika. Rehefa atao ny jeritodika dia zara raha nisy lahatsoratra iray nivoaka tao aorian’izay. Raha ny marina dia vitsy dia vitsy ny naseho iny taona 2008 nivalona iny. Tsy ny zavatra tian-kambara no tsisy fa ny fotoana mihitsy no olana. Ary ny olana dia vao maika mihatery ny fotoana noho ny andraikitra tsy maintsy sahanina etsy sy eroa.

    Na izany aza tsy hafody akory ity sehatra ity. Marina fa sarotra ny hametra hoe hikoriana ny lahatsoratra eto saingy ny azo ambara aloha dia mbola hitohy ihany izany na dia hahalana aza. Koa dia mandra-pitafa indray.

Recent Comments

  • tsiketriky on Les juristes, le juge, le droit? : Bonsoir, J’aimerai connaître votre avis sur les assises régionales. Merci pour... Read more
  • Ragasy mafyloha on L’impossible retour à l’ordre constitutionnel : Si on part du principe que le retour à l’identique... Read more
  • Shadow on L’impossible retour à l’ordre constitutionnel : Bonjour Ragasy mafyloha Bienvenue et merci d’intervenir. Je... Read more
  • Ragasy mafyloha on L’impossible retour à l’ordre constitutionnel : Bonjour, Tout d’abord merci pour vos contributions... Read more
  • Shadow on Les juristes, le juge, le droit? : Bonjour dinika amporom-patana, Je vous remercie d’être intervenu longuement pour... Read more
  • dinika amorom-patana on Les juristes, le juge, le droit? : REMARQUE : ce texte a été mis en forme (alignement: justifié + citation de... Read more
  • Shadow on Les juristes, le juge, le droit? : Bonjour tsiketriky, Merci car ce sont les remarques comme les vôtres aussi qui... Read more
  • tsiketriky on Les juristes, le juge, le droit? : Bonsoir, J’ai la joie de faire partie de ces simples gens qui viennent se promener... Read more
  • Shadow on Les juristes, le juge, le droit? : Bonjour Lalatiana Pitchboule, Merci d’être intervenu ici. Pour qui j’écris ?... Read more
  • Lalatiana Pitchboule on Les juristes, le juge, le droit? : Bonjour Shadow, Je découvre votre Blog … D’abord avec un certain... Read more
  • Analysis

    Stulta sapienta quae vult lege sapientor esse *

    * C’est une stupide sagesse que celle qui veut être plus sage que la loi

    courtroom1er acte : le décret n°2009-137 du 17 mars 2009 portant dissolution du Gouvernement et abrogeant le décret portant nomination des membres du Gouvernement (2007-025 du 25 janvier 2007, 2007-120 du 19 février 2007, …) associé à l’ordonnance n°2009-001 du 17 mars 2009 conférant les pleins pouvoirs à un Directoire Militaire. 2è acte : l’ordonnance n°2009-002 du Directoire Militaire du 17 mars 2009 portant transfert de pleins pouvoirs au Sieur Andry Nirina RAJOELINA. 3è acte : la décision n° 79-HCC/G du 18 Mars 2009 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Et voilà donc la théâtralisation du changement des dirigeants à Madagascar qui donne l’apparence d’une alternance légale.

    Fanagasiana ny teny fampianarana

    Premier élément du décor : 73% des Tananariviens ne seraient pas tout à fait chauds quant à l’idée de cette politique [source]. Deuxième élément : pour certains esprits critiques [comme ici], elle détourne les attentions des véritables problèmes et pourrait même voiler des desseins effarants. Troisième élément : pour les défenseurs de la culture malagasy [exemple], il n’est pas question d’aller à l’encontre de cette politique. Quatrième élément : parmi les principaux experts et acteurs du secteur, nombreux [illustrations avec RATREMA William et RATOEJANAHARY Maxime] sont ceux qui l’approuvent globalement mais évoquent des conditions quant à sa réussite. Par politique, il s’agit ici de la nouvelle politique linguistique : refaire du malagasy la langue de l’enseignement ou médium de l’enseignement ou encore vecteur de l’enseignement dans le primaire.

    De la Prédictibilité du Tgv Show
    Rarement une consultation populaire a autant déchaîné la passion dans l’histoire de Madagascar que les municipales de ce 12.12.07. Et incontestablement, le rendez-vous électoral à Antananarivo-Renivohitra a cristallisé les attentions de la majorité des observateurs [illustrations : 1, 2, 3, 4 ; 5], occultant sensiblement ce qui s’est passé dans les 1,500 et quelques autres circonscriptions électorales.

    Feelings

    L’impossible retour à l’ordre constitutionnel

    judgeHans KELSEN a beau être l’un des plus grands spécialistes du droit constitutionnel que le monde ait compté, ses contributions ne sont pas pour autant des vérités absolues. A titre d’illustration, quand il a établi la distinction entre une interprétation scientifique et une interprétation authentique du droit (et donc du droit constitutionnel), cela fait référence essentiellement à deux catégories d’acteurs : les autorités juridiques et les spécialistes de la science du droit. Pourtant eu regard des actualités récentes à Madagascar (et c’est peut-être valable aussi pour d’autres pays), cette classification laisse penser qu’une autre catégorie d’acteurs qui peut faire valoir et imposer sa propre vision des normes (constitutionnelles) d’un pays, ait été sous-estimée quant à son poids. Il s’agit de la communauté internationale que l’on entendait largement ces dernières semaines réclamer le retour à l’ordre constitutionnel.

    Blackboard

    Mangina ‘ty!

    lawyerLe climat politico-médiatique à Madagascar s’est considérablement rechauffé après le 13 janvier 2009, fin de l’ultimatum envoyé par M. Andry RAJOELINA pour la réouverture de VIVA TV. Cette station de télévision ayant été frappée d’une décision administrative qui l’interdit de diffusion depuis le 13 décembre 2008. Mais les choses ont encore évolué car non seulement le matériel de cette chaîne a été saisi par les forces de l’ordre mais aussi sa licence serait retirée. Dans cette affaire, il y a indiscutablement des questions politiques. Celles-ci sont présentes dans pratiquement tous les événements touchant la CUA depuis la prise spectaculaire de la Capitale dans les mains du puissant parti TIM par le TGV et elles ne seront pas prêtes de disparaître tel qu’il a été dit ici.

    Malagasy

    Alefa lesy ry Andry a !
    Ho an’izay mandalo @ sehatra etoana dia mahita fa tsy mbola nisy resaka teto fanohanana firehana politika manokana. Raha jerena maimaika ny lohaten’ity lahatsorara ity dia toa miendrika fanohanana an’ingahy Rajoelina, Ben’ny tanànan’Antananarivo vaovao. Dia mety ho lasa ny sain’ny sasany hoe Tgv angaha ny mpanoratra eto sa mijapy lamasinina ka lasa mirona any.